faste-sud-aveyron

 

Odile VALES - Paul PEGLIASCO

Structure Familiale d’Accueil
LAYROLLES
12370 COMBRET
Tél.05.65.99.65.04.
paul.pegliasco@yahoo.fr
   

1 – PERMANENTS.

 

Odile VALES, éducatrice spécialisée DE,

URSSAF : 12067644                                                                       

Siret : 42083437600014                                                                   

  

Paul PEGLIASCO, animateur socio-culturel,

URSSAF : 120 67543

Siret : 42068134800017

  

Agréés : « assistant maternel permanent de lieu d’accueil » le 23 Août 1991, renouvellement le 20 novembre 1998 en tant que «  permanent du lieu d’accueil situé à layrolles… », arrêté de mise en conformité du 26 septembre 2008 n° 08-552, autorisés « à accueillir quatre mineurs et jeunes majeurs de 6 à 21 ans ».

 

  composition de la famille.

 

 

 

Odile VALES, née en 1950

            

Paul PEGLIASCO, né en 1954

              

Les Enfants :

 

        Gaiétan, 1975-1994

        Cori,   née en 1988

        Enzo,    né en 1990

      
 

     2 – LOCALISATION. 

            Layrolles se trouve au Sud de l'Aveyron, sur la commune de Combret, à la limite du département du Tarn, à 60 kms de Millau et de son viaduc d'une part et d'Albi d'autre part.

            Layrolles se situe à 30 kms de St Affrique, petite ville possédant toutes les infrastructures psycho-médico-sociales : hôpital, pédo-psychiatrie, CMPP, CMS, pédiatre et psy libéraux…

            Layrolles se situe à 8 kms de St Sernin sur Rance, là où fut découvert Victor "L'Enfant Sauvage de l'Aveyron", village possédant les services de première nécessité : docteur, infirmières, pharmacie, écoles, banques, poste, commerces divers et activités de loisirs.     

            Comment venir ?

        - en avion : Montpellier, Toulouse.(puis deux heures de route)

        - en train : Montpellier, Toulouse. (puis deux heures de route)

        - Par la route : nous contacter.

 

     3 – PERSONNES ACCUEILLIES. 

           Nous nous proposons d’accueillir des personnes en difficulté d’ordre social, judiciaire, psychique, dans le cadre de projet individuel.

           Nous ne nous adressons pas à une catégorie particulière de « bénéficiaires » a priori. 

           Nous avons ainsi accueilli des mères seules avec enfant(s), couple avec enfant, adolescents en rupture de tout, adolescents et plus jeunes enfants scolarisables ou en formation professionnelle, nous savons que toutes les situations présentées méritent attention parce qu’il s’agit avant tout d’être humain en souffrance.

           Nous savons que nous ne pouvons pas répondre à toutes ces souffrances.

          Aujourd’hui nous pensons être en mesure d’accueillir plutôt de jeunes enfants dans la tranche de 5 à 12 ans, c’est-à-dire la classe d’âge scolarisable en maternelle et primaire pour des prises en charge de longue durée, sans pour autant être rigide parce que, par expérience (premier accueil en 83), nous savons que très souvent ce sont les hasards des rencontres avec les équipes, nos disponibilités du moment, l’adéquation supposées avec ceux qui sont déjà à Layrolles qui motivent l’accueil de l’un plutôt que de l’autre. 


 

4 - L’ACCUEIL.  

Conduire auprès de personnes en difficulté d’ordre social, judiciaire, psychique,

une action globale visant à restaurer leurs capacités relationnelles et d’adaptation sociales

dans un cadre structuré par les exigences requises par :

  

- notre vie familiale et les autres accueillis,

- la socialisation par la scolarisation et les activités péri-scolaires,

- la vie rurale, le rythme des élevages et des cultures,

  

            Nous souhaitons être un lieu de transition, de soutien temporaire sur la trajectoire de l’accueilli et non un lieu de placement. C’est dans la perspective de vivre avec les accueillis, de partager notre vie quotidienne et par la dynamique relationnelle des personnes qui vivent ensemble que nous situons notre travail d’accompagnement et de soutien.

  

Aussi, nous proposons :

  -         un travail sur la rupture d’avec le lieu de départ, famille ou institution.

Ce déplacement et souvent cet éloignement, n’est pas que physique ; il doit permettre aussi un déplacement mental dans la mesure où l’accueilli va être confronté à d’autres modes d’organisation, d’autres modes de vie, d’autres exigences. Le but du séjour n’est pas de refaire « pareil » dans un autre décor. C’est permettre aux accueillis d’écrire leur histoire sur une nouvelle page ; si cette page est neuve, les précédentes ne sont pas ignorées pour autant.

 -         un travail sur la durée, le temps.

La Convention de Séjour Temporaire est à ce titre le principal outil. Elle définit le début et la fin de chaque séjour. Quand on connaît la date de fin, il faut donc envisager, prévoir, se projeter dans un avenir à moyen terme. Se poser la question : qu’est-ce que je vais faire à partir du……. Et pouvoir y répondre par : aller dans ma famille pour dix jours de vacances, partir en camps, revenir pour finir l’année scolaire, partir ailleurs pour poursuivre ma scolarité…

Et au delà de la gestion du temps, c’est aussi se confronter à des réalités : ma famille ne peut pas me recevoir ou le juge ne veut pas… en collectivité je ne tiens que dix jours…

 

En fait, faire un calendrier ne se résume pas qu’à mettre des dates, ça interroge aussi notre relation aux autres.

 -         un travail des accueillis sur l’intégration sociale.

La scolarisation est pour tous la référence en terme d’intégration ; la capacité à s’y tenir est pour chacun gage d’intégration, quand bien même cette scolarisation se fera dans des sections particulières. Etre à l’école, quel que soit son niveau et/ou sa filière est preuve de sa capacité de socialisation ; on peut être nul en maths mais capable de vivre en société… Il  n’en reste pas moins qu’acquérir à l’école les outils nécessaires pour vivre sa vie est l’objectif pour tout un chacun.

-         un travail des accueillis sur le quotidien. 

a)      La dynamique relationnelle qu’engendre la cohabitation de personnes d’âge et de statut différents, les obligations, les exigences de la vie commune permettent (ou pas) aux accueillis d’intégrer une socialisation interne (par opposition à une socialisation externe à l’école ou au travail par exemple). Même dans une structure de petite taille comme la nôtre, la recherche d’équilibre entre l’ «individu » et le « groupe » est une nécessité absolue pour que chacun apporte au groupe et pour que le groupe apporte à chacun, pour que chacun s’y retrouve.

  

b)      Le quotidien ne se résume pas aux relations avec « l’école » à l’extérieur et à l’intérieur avec tous ceux qui vivent là, accueillis, accueillants et leurs enfants. Il y a toutes les relations informelles, celles de notre propre vie : les copains de nos enfants qui passent, les amis chez qui on va manger ou qui viennent passer la journée, notre propre famille qu’on va voir ou qui vient ramasser les châtaignes, nos engagements militants et/ou culturels…. auxquelles vont se confronter les accueillis parce que c’est notre vie tout simplement.

  

c)      Le quotidien, c’est aussi pour nous les activités de type agricole, essentiellement petits élevages et maraîchage (bio).

  

Ces activités n’ont pas de caractère obligatoire pour les accueillis mais elles portent en elles-mêmes des repères structurants :

 

-         par leur répétitivité et nécessité ; donner à boire et à manger de manière régulière à un animal,

-         par leur courte durée et l’immédiateté du résultat : le poulailler est nettoyé, les haricots sont ramassés, ça se voit, il faudra le refaire mais dans quelques jours,

-         par l’investissement dans le temps, dans l’avenir avec le risque d’échec :

 - voir le blé en herbe en octobre, attendre juillet suivant pour la moisson, à moins que de fortes pluies et vents n’aient couché sur le sol une récolte qui pourrira,

 - semer des haricots verts en avril, les récolter en juillet à moins que les mulots n’aient tout saccagé,

 - attendre le mûrissement du melon et les belles rougeurs des tomates pour s’en régaler, à moins que la grêle n’ait tout transpercé...

 

Même si les accueillis n’y participent pas forcément, ces activités occupent l’espace de vie du Lieu d’Accueil, le rythment de leurs réussites ou/et de leurs échecs.

 

Ce projet d’accueil ne repose pas sur des dispositions particulières ; la présence de nombreux instruments de musique et leur utilisation par des membres de la famille n’est pas en soi un outil pédagogique, (nous ne faisons pas de la musicothérapie) mais peut le devenir à cause des conflits qu’elle peut engendrer ou de l’intérêt qu’elle va susciter. La présence d’équidés n’annonce pas d’équithérapie ni de formation aux métiers du cheval.

Ce projet d’accueil repose sur la conjonction entre la dynamique relationnelle des personnes vivant ensemble et les exigences du quotidien.

 

5 – ELABORATION DU SEJOUR. 

préambule.  

Odile Valès et Paul Pegliasco, permanents du Lieu d’Accueil « Layrolles » à Combret 12370, travailleurs indépendants, sont individuellement et solidairement responsables et eux seuls, de l’organisation et du fonctionnement du Lieu d’Accueil.

 

Généralement, suite à une conversation téléphonique avec les demandeurs et une fois levées les éventuelles impossibilités (dates, financements, profils…) nous demandons au service demandeur de nous envoyer un PROJET écrit.

 

  le projet.  

            C'est un historique succinct des accueillis, leur état au moment de la demande, le "pourquoi avoir pensé lieu d'accueil ?", les perspectives.

C'est un écrit qui sert de base à notre acceptation de la demande et qui peut être vérifié ou redéfini tout au long du séjour.

 

Ce n’est pas notre projet, c’est celui de l’équipe éducative en fonction de l’évaluation de la situation qu’elle fait au moment de la demande.

  

Après lecture et quelques conversations téléphoniques, nous donnons notre accord de principe, alors la Convention de Séjour Temporaire peut se faire.

 

  la convention de séjour temporaire.  

 

Elle règle avant tout le Temps, en effet la durée, du... au..... représente un enjeu pour tous, accueilli(e), institution, famille, nous-mêmes. Il y a un début, une fin, un après.

 

Elle précise la place et les responsabilités de chacun, Accueilli(e)/Famille, Référents, Lieu d'Accueil.

 

Elle prévoit, le cas échéant, les modalités particulières liées à la nature de la demande.

 

  le séjour d'essai.  

 

Il est préalable à tout accueil, il s'agit de vivre ensemble 15 à 20 jours, pour vérifier, redéfinir si besoin est, le projet et la possibilité de le mener à bien.

 

Selon le projet, le séjour d’essai est suivi d’un retour pour que chacun mesure bien les enjeux ou il peut se continuer par le séjour lui-même. En tout état de cause, un bilan est fait à l’issue de ce séjour.

 

la triangulation des relations. 

 

Double triangulation en fait : Accueilli(e)-Référents-Lieu d'Accueil et Accueilli(e)-Référents-Famille, quand c'est possible et nécessaire.

 

Le séjour est le résultat d'une négociation entre Accueilli(e) (voire la Famille), Référents, Lieu d'Accueil.

 L’Accueilli(e), la Famille (?) sont garants de leur volonté de participer au projet d'accueil mis en place pour et avec eux. L’adhésion de l’Accueilli(e) au projet d’accueil est primordiale. 

Les Référents (éducatif, administratif et financier) sont garants de la mise en place éducative, administrative, financière et sociale du projet et des relations avec la Famille le cas échéant. Le rôle des Référents est essentiel, d’une part ils assurent l’organisation technique de l’accueil :

-         la convention de séjour signée par toutes les parties,

-         les documents et attestations nécessaires pour la prise en charge médicale de la personne : carte vitale, attestation CMU, carnet de santé,-         les autorisations nécessaires en cas d’urgence,

-         les attestations d’assurance en responsabilité civile, 

et d’autre part le Référent éducatif est le point central des relations ;

-         les doléances et souhaits de la Famille vis-à-vis de l’Accueilli(e) ou du Lieu d’Accueil passent par lui,

-         les doléances et souhaits de l’Accueilli(e) vis-à-vis de sa Famille ou du Lieu d’Accueil passent par lui,

 

Le Lieu d'Accueil est garant, conformément au projet défini, de la mise en place des dispositions nécessaires au séjour. Il informe au plutôt, le Référent éducatif des événements importants ; maladie, fugue, ré-orientation souhaitée, différents avec la Famille ou le Service Demandeur…

 

 bilans et régulation. 

 

Le bilan, au moins une fois avant la fin de chaque séjour, permet à l’Accueilli(e), aux Référents, au Lieu d'Accueil d'analyser le vécu du séjour, de vérifier le projet, de le redéfinir, de proposer de nouvelles étapes... et permet d'éviter l'enfermement dans des situations négatives acquises. 

 

Un bilan écrit et une régulation  avec un professionnel de la relation nous permettent une analyse plus précise du séjour, mettent en lumière nos constats, nos interrogations et ouvrent le chemin à de nouvelles perspectives.

 

      7 – REGLEMENT INTERIEUR.  

 

Considérant qu’il s’agit ici de conduire une action globale visant à permettre à la personne accueillie de trouver, retrouver, découvrir ses capacités relationnelles dans le cadre d’une structure familiale (4 accueillis, maximum), un règlement intérieur en tant que tel ne saurait répondre au souhait de cohabitation harmonieuse pour tous et à l’apprentissage de la vie commune.

  

Ceci dit :

 

- le Lieu d’Accueil, accueillis/accueillants ne peut se soustraire à la loi commune ; aussi les permanents mettront en œuvre les moyens légaux de signalement et aussi de protection à la mesure de la transgression de la loi à l’intérieur ou à l’extérieur du Lieu d’Accueil.

 

- la vie commune réclame de chacun l’observation de règles qui tiennent plus du « savoir vivre » que du règlement et ce, principalement dans deux champs : le respect des personnes, le respect des biens.

 

 1) -  Le respect des personnes. 

 

Le respect des autres commence par le respect que chacun apporte à lui-même, par les soins corporels et l’attention vestimentaire (tu te laves et tu as une tenue vestimentaire propre et adaptée).

 

Il se décline du droit à chacun :

-         à l’intimité psychique (tu ne me demandes pas de te raconter mon histoire et/ou tu ne la divulgues pas),

-         à l'intimité matérielle (tu ne rentres pas sans autorisation dans ma chambre)

-         au respect de l’intégrité physique (tu ne frappes personne, même si tu es très en colère),

-        

  2) - Le respect des biens. 

La vie commune suppose la mise à disposition de tous d’un certain nombre de moyens, de la tapisserie de « sa chambre » au chauffage central en passant par le frigo et son contenu…

 

Ici, tous les « biens » appartiennent à une personne repérée, accueilli ou accueillant, quelle qu’en soit la forme, toute atteinte « aux biens » est une atteinte à la personne le possédant. (tu ne prends pas mon MP3 même si tu as perdu le tien…)

  

La vie quotidienne à l’échelle d’une structure familiale d’accueil est pleine d’événements petits ou grands symptomatiques de la vie en société qui permettent à chacun, à son rythme, d’appréhender le « vivre ensemble » qui fonde toute société.